A l’origine de cette installation présentée à Arles et à Istres, il y a la fabrication, en 1997, de petits modules d’une vingtaine de centimètres, des façades de maisons érigées au sommet d’une stèle.
Dans l’atelier, l’œil, l’esprit, et le corps du spectateur, se promènent en imagination entre les petits éléments. Je projette alors de construire une vingtaine de ces structures, que j’installerai de telle sorte que l’on puisse physiquement évoluer entre elles.
Préparant depuis quelques temps déjà l’arrivée du son et de la musique dans mon travail, j’ai conçu ces maisons creuses et abritant un dispositif sonore. J’ai réalisé quinze mixages qui ont été dispersés à l’intérieur des maisons.
J’ai voulu trouver un équilibre entre ces différentes sources. Je n’ai pas cherché l’entrechoquement des sons. Au contraire, diffusé à un niveau très faible, et avec un certain espace entre les modules, l’ensemble génère un murmure, sans que l’on puisse discerner, comprendre ce que l’on entend, à moins que l’on approche au plus près l’oreille, pour écouter la façade.
On ne peut se saisir des musiques ou des voix. Elles retournent, sitôt perçues, se fondre dans la nappe sonore que les déplacements du spectateur, du passant, transforment.
On pénètre dans la salle dans une quasi obscurité, la vue s’y acclimate progressivement. De même l’ oreille percevra peu à peu la présence des sons murmurants. (Glisser sur la photographie pour entendre un extrait sonore, cliquer pour l’image suivante)