Dé-ta-ché, le mot est lancé par Antoine Doinel envoyant sa déclaration à Fabienne Tabard, dans Baisers volés, de Truffaut. S’ensuit le transport du pneumatique dans le réseau souterrain, qui constitue une séquence sonore où s’entremêlent glissements, grincements, chocs, ralentissements et accélérations suivant la configuration du parcours. J’y ai rajouté un long souffle, ponctué de petits événements qu’emporte ou traverse ce vent électrique.
L’installation : Un alignement de pylônes télégraphiques ou de haute-tension de formes variées, est constitué de photographies découpées reliées par du dessin au crayon sur le mur, ou par du fil noir traversant les angles de la galerie.
Cette déclinaison de pylônes, relais silencieux pour le transport des ondes, va rejoindre
dans un autre espace de l’exposition un ensemble sonore formé d’éléments urbains habités, reliés par des câbles électriques.
(Glisser sur la photographie pour entendre un extrait sonore, cliquer pour l’image suivante)